Quand le scoutisme mène à la msique bretonne
Armel Le Sec’h

C’est en 1946, à Paris, que Perig et Lizig Géraud fondent le groupe scout Bleimor. Le bagad naitra, lui, en 1949. Armel Le Sec’h, une des filles du couple Géraud, nous raconte comment toute la famille a participé à l’aventure associative
Perig Géraud (1917-1997) a passé sa petite enfance à Lorient. Puis son père, blessé, décide de partir pour le Midi et toute la famille avec lui. Sa mère, Marie Anger, fille et petite-fille d’un imprimeur et directeur du Journal de Pontivy, va occuper une place centrale dans l’imaginaire de Perig. Elle était musicienne, chantait la nostalgie du pays qu’elle avait quitté pour toujours – on voyageait peu à cette époque.
PERIG KERAOD, SON NOM DANS LA RÉSISTANCE
Perig, étudiant en droit, apprend seul le breton. La guerre va bientôt secouer son
univers. Il se retrouve sous-chef stagiaire à la gare d’Étampes. Il n’hésite pas à envoyer les trains allemands sur voie de garage, à partager avec les familles de cheminots les patates destinées aux Allemands et même à ramener un canon allemand trouvé sur les voies, ce qui lui vaut deux dents cassées et pas mal d’ennuis plus graves avec l’occupant.
Perig et Lizig font partie d’un cercle celtique où se trouvent de nombreux anciens scouts. Ce seront les premiers éléments de leur nou veau groupe, le premier groupe scout mixte de France de jeunes adultes.
Mona, Tinaig, Katell, Vona, Petite Anne,
Crevette et bien d’autres…
Beaucoup de ces jeunes viennent de Bretagne pour faire leurs études, car il y a peu d’universités au pays, à cette époque.
Armel LE SEC’H
Née en Bretagne en 1941, harpiste, fille de Perig Keraod, fondateur de Bleimor.
Devenue peintre, poète et écrivaine, elle crée en 1998 Poellgor an Tarv, l’Académie du Taureau, groupe d’artistes fiers de créer en breton
comme en français.


